Les éoliennes en France : la lutte entre la filière et l'exécutif

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Les éoliennes en France : la lutte entre la filière et l'exécutif

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Les éoliennes en France : la lutte entre la filière et l'exécutif

Dans le secteur de l'énergie éolienne française, une actualité a le vent en pourpre auprès de tous les acteurs de cette filière. Il s'agit de la rude lutte entre l'exécutif français et les partisans de la filière éolienne française. Mais qu'est-ce qui a provoqué cette lutte ? Où en est-on actuellement ? Ce sont des questions auxquelles nous avons répondu dans la suite de notre article.

Les critiques de la filière éolienne par l'exécutif : origine de la lutte

Le développement de l'éolien terrestre sur le territoire français connaît une véritable lenteur depuis l'année 2005. En effet, la capacité de l'énergie éolienne française est passée de 2000 MW en 2007 à environ 16000 MW aujourd'hui. On croirait que c'est une évolution. Mais ce n'est qu'une évolution apparente car la France est très loin derrière les autres pays européens œuvrant dans le domaine de l'éolien. Par exemple, les éoliennes de l'Allemagne ont une capacité énergétique de 60000 MW. Celles de l'Espagne produisent environ 24000 MW.

Conscient de ce retard, l'exécutif français encourage ou du moins encourageait depuis deux ans le développement de l'éolien terrestre avec un objectif de production électrique de 20% pour 2028 contre 7% aujourd'hui. Mais, depuis bientôt deux mois, l'exécutif français a changé de cap et ne compte pas jusqu'à présent changer d'avis.

Tout commença avec la non acceptation des riverains des zones où sont installées les éoliennes terrestres. Pour eux, ces hélices sont bruyantes puis saccagent le pays. Ce qui a été bien identifié par les élus locaux. Ces derniers à l'aide de pressions font comprendre la situation à l'exécutif qui cède sous ces pressions.

C'est ainsi que le président français Emmanuel Macron, lors d'une table ronde qui s'est tenue le 14 janvier à Pau a exprimé son désir de freiner l'essor de l'éolien terrestre. Il déclare que :

  • <La capacité à développer massivement l'eolien est réduite.>
  • <Le consensus sur l'éolien est entrain de nettement s'affaiblir dans notre pays.>
  • <De plus en plus de gens ne veulent plus voir d'éolien près de chez eux, considèrent que leur paysage est dégradé.>

Comme si cela ne suffisait pas, le couteau est enfoncé dans la plaie avec la Ministre de la Transition Energétique Elisabeth Borne qui atteste que le développement de l'éolien terrestre est anarchique.

Voilà deux déclarations qui sont considérées comme dangereuses et provocatrices par les acteurs de la filière éolienne qui décident de contre-attaquer.

La contre-attaque des acteurs de la filière éolienne

 

Face à ces déclarations de remise en question du déploiement de l'éolien terrestre, la France Energie Eolienne (FEE) et le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) montent le 27 février 2020 au créneau pour défendre la filière en question. Et c'est le président de FEE, Nicolas Wolff, au cours d'une conférence de presse tenue pour l'occasion qui déclare : <nous sommes attaqués régulièrement depuis deux mois.>, des < attaques qui nous paraissent disproportionnées par rapport à la réalité du terrain.>

Avec cette contre-attaque, la filière éolienne réaffirme sa volonté à développer l'éolien terrestre. Pour cela, elle compte impliquer davantage les populations, convaincre l'armée d'éteindre l'éclairage nocturne des éoliennes et tenir un nouveau groupe de travail le 2 mars 2020 sur le développement harmonieux de l'éolien.


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